Notre ville

Montréjeau, ville de confluences

Montréjeau se trouve en limite sud-ouest du département de la Haute-Garonne. Ancien chef-lieu de canton de l'arrondissement de Saint-Gaudens, la Ville fait partie de ce que l'on appelle le Pays de Rivière. Située à environ 460 mètres d'altitude, Montréjeau, avec son exposition, a un débouché des plus faciles vers Saint-Gaudens (15 km), Toulouse (104 km), et vers l’Espagne par le Val d’Aran et le tunnel de Viella : fleuve, autoroute, route nationale, chemin de fer... Tout contribue à faciliter les relations commerciales entre ces villes et régions. La cité est une ville de confluences et de carrefour, située dans le couloir Neste-Garonne, qui sert de lien entre les Pyrénées centrales et le piémont de Gascogne d’une part, les plaines de Bigorre et du Haut Languedoc d’autre part.

Seuil des Pyrénées

Montréjeau est l’un des quatre seuils des Pyrénées garonnaises. Du haut de son promontoire, la Ville offre l’image d’un éperon pointé vers le soleil. Pourtant, la contradiction entre sa situation avantageuse et son site a conditionné et conditionne toujours la géographie humaine de la cité. On peut caractériser ce fait comme la lutte de l’homme contre la « tyrannie » de la nature.

Elle se situe à l’endroit même où la Garonne fait un brusque changement de direction après avoir reçu l’apport important de la Neste.

Paysage

Montréjeau se dresse dans un paysage très diversifié de montagnes, de plaines, de collines et de vallées. Son relief est structuré en terrasses alluviales. La Ville comporte trois unités topographiques différentes: La vallée de la Garonne, la haute terrasse et le plateau du piémont pyrénéen. Elle est née sur la haute terrasse et s’est peu à peu développée vers le plateau.

Climat

Protégé par la majestueuse chaîne pyrénéenne, Montréjeau bénéficie d’un microclimat sec, régulier (pluviosité environ 930 mm/an) et sain. L’hiver y est relativement doux alors que l’été peut être torride. La fin de l’été et le début de l’automne sont très souvent exceptionnellement beaux. Le printemps est très souvent pluvieux. La cité se trouve dans un « pays » (Pyrénées centrales) de contrastes climatiques.

Géologie

Du point de vue géologique, le seuil de Montréjeau représente l’avantage optimum, vers le nord, des grands glaciers quaternaires de la Garonne et de la Neste. La haute terrasse qui porte la ville est la plus ancienne de toutes les formations fluvio-glaciaires de la région.

Botanique

Du point de vue botanique, Montréjeau et son hinterland marquent un changement dans les pénétrations et les survivances atlantiques vers l’est : végétation de type océanique dense et fraîche.

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Partir à la découverte de Montréjeau

Pour visite la Ville de Montréjeau, quoi de mieux que de le faire à pied ? Départ en remontant la rue du Barry...

Etape 1 : Place Valentin Abeille

Place rectangulaire entre les deux rues principales, elle est le lieu vivant de la ville. Elle servait, et sert encore aujourd’hui, de lieu de marché. C’est souvent dans cette optique qu’elles étaient érigées. La place abritait une halle médiévale détruite dans un incendie une nuit de Noël, le 24 décembre 1944. Sous la halle se tenait le marché couvert et au dessus, au premier étage, l'Hôtel de ville. Cette place porte le nom du député de la Haute-Garonne de 1885 à 1897, et sénateur de 1897 à 1902, Valentin Abeille natif de Montréjeau. Sa statue au milieu de la place, oeuvre du sculpteur luchonnais Jean-Marie Mengue, est élevée par souscription publique. Elle a été inaugurée le 22 octobre 1905.

Entourée de couverts, ces promontoires si pratiques sur lesquels s’ouvraient boutiques et échoppes. Comme l'on peut le constater sur le plan datant de 1810, les arcades entouraient totalement la place, ce qui n’est plus tout à fait vrai aujourd’hui. Au milieu de la place se trouvait la halle aux grains, construite sur vingt colonnes de pierre que surmontait « la maison de ville ». Des angles de la place partaient des rues qui se coupaient à angle droits, les principales aboutissant au chemin de ronde. Sur ce plan de 1810, on constate qu’effectivement, les rues aujourd’hui Carnot et Saint-Jean, sont des impasses qui débouchaient sur les fortifications. 

Sur la place, la statue de Saint Jean-Baptiste en marbre et en bronze du sculpteur A. Brochon prône. Cette statue repose sur quelques vestiges du cloître des Augustins (voir étape n°16). Le socle est composé de 4 chapiteaux géminés, et 8 colonnes. Saint Jean-Baptiste est représenté lors de sa retraite dans le désert. Il tient une boulette cruciforme et lève la main avec un geste de prédicateur, tandis que l'inscription "Agnus deui qui taillit peccata mundi" ("Agneai de Dieu qui enlève le péché du monde"), fait référence à l'animal couché à ses pieds. 

La place Valentin Abeille est entourée d’arceaux en pierre de taille et en bois datant du XIVème et XIXème siècles, qui à l’origine fermaient ses angles et ne laissaient guère que le passage par les cornières (se situent à la rencontre des extrémités des arcades). Plus tard, pour faciliter la circulation, les cornières furent agrandies. Les boutiques des commerçants s’articulent à l’intérieur des arcades. Les immeubles qui les surplombent, construits en colombage, sont maintenant revêtus d’un enduit. Une maison est restée nue et peut permettre de reconstituer l’apparence de l’ancien habitat. Les arcades constituent aujourd’hui l’élément le plus spectaculaire de l’architecture montréjeaulaise. 

Plan de la place de l’Hôtel de Ville en 1810 – Archives municipales

Toujours sur la place Valentin Abeille, la Halle aux Volailles a été construite en 1938 par l'architecte Noël Le Maresquier en même temps que la halle aux bestiaux. Le Japon aux pieds des Pyrénées ? C’est possible et c’est à grâce au Mikoshi ! Ce palanquin divin est un symbole d’amitié et d’ouverture sur le monde. Il a été offert par un village japonais à la commune de Montréjeau. Un grand honneur, c’est une pièce unique en Europe. Pour le trouver, s'il n'est pas en voyage à travers l'Europe et le Monde, rendez-vous dans cette petite halle.

Place Valentin Abeille
La place et les arceaux en 1844
Statue Saint Jean-Baptiste

Etape 2 : Maison natale du Général Pierre Pelleport

Avant de prendre la rue Pelleport pour se rendre au n°13, le visiteur pourra découvrir la halle aux volailles, toujours utilisée à ce titre chaque lundi durant le marché de plein vent, construite en 1938 par l'architecte Noël Le Maresquier en même temps que la halle aux bestiaux.

Vicomte Pierre Pelleport (1773-1855), Général d’Empire, Pair de France, puis historien. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe de l’Etoile. Arcole et Rivoli, Saint-Jean d’Acre et les pyramides, Austerlitz, Eylau, Wagram, voilà les noms « glorieux », qui jalonnent son parcours, en attendant l’effroyable campagne de Russie et la retraite où « commandant de l’arrière-garde de l’arrière-garde » selon son expression, il arriva à sauver les débris de l’armée impériale. Couvert de blessures et de décorations, nommé baron de l’Empire par Napoléon 1er, Pair de France et vicomte par Louis XVIII, il se retira à Bordeaux en 1830. En 1842, le Roi le nomme maire de Bordeaux. Il refusera le poste à cause de son âge. Son fils, Jean-Pierre Charles de Pelleport-Burète (1827-1900) sera maire de Bordeaux de 1874 à 1876 et sénateur de la Gironde de 1876 à 1879.

Etape 3 : Porte Saint Jean

Au niveau de l'impasse de l'église, se tenait une des quatre portes qu’il fallait emprunter pour sortir de la bastide. La porte Saint Jean devait être la porte principale de la ville. Montréjeau aurait été rapidement entourée d’un système de défense (muraille). Il était muni d’un certain nombre de tours, de trois portes fortifiées : porte Saint Jean, porte de l’Horloge (voir étape 20), porte Saint Barthélemy (voir étape 11). Il y avait une porte plus petite que l’on nommait le Portanet (voir étape 12). Les portes étaient munies de ponts-levis car la ville était entourée d’un fossé (voir étape 20). Actuellement, il n’y a que très peu de traces de l’ancienne muraille qui fut détruite par l’Intendant d’Etigny entre 1740- 1745.

Fortification et rehausse du clocher en 1618
Fortification et rehausse du clocher en 1641

Etape 4 : Le monument aux morts

Notre monument aux morts, inauguré le 31 juillet 1921, est taillé dans la pierre. Il est l’œuvre du sculpteur palois Henri-Antoine Poublan (1871-1931). Sur ce bloc monolithe, on trouve également des éléments en bronze et en cuivre, ainsi que du marbre. Construit sur plusieurs niveaux, il fait une hauteur totale d’environ 4,20 mètres. Contrairement à beaucoup d’autres, il n’y a pas de symbole de guerre sur ce mémorial. Ce monument aux morts, édifié grâce à une souscription publique, diffère de ceux vendus sur catalogue aux communes dans la décennie qui suit la fin des hostilités. Une Marianne est sculptée en bas-relief sur le bloc monolithe. Il porte une inscription centrale, «1914-1919, A la mémoire des enfants de Montréjeau morts pour la Patrie », tandis qu’une seconde inscription surmontée d’un coq bicéphale « Union fédérale, à nos camarades », occupe la base. Les noms des disparus sont gravés sur une grande plaque de cuivre. Des éléments de bronze représentant des objets tel que le glaive, un casque et des lauriers terminent cet ensemble. 

Pour plus d'informations sur le monuments aux morts : volet 1 et volet 2

 

Etape 5 : L'église Saint Jean-Baptiste

L’église construite au XIIIe était large et basse. Les murs (partie inférieure du cœur actuel) étaient en pierre extraite sur la colline même : schiste débité en moellons rectangulaires irréguliers. La nef était courte (moitié de la longueur actuelle), le toit bas et à faible pente. Cette petite église était, à l’époque, précédée d’une tour fortifiée avec meurtrières (base du clocher actuel) intégrée dans les remparts aujourd’hui disparus et qui surplombait une porte de la Bastide : la porte Saint-Jean, avec pont-levis et douves sèches. La tour de défense reconvertie en clocher est rehaussée d’un tiers environ et habillée du parement de pierre actuel les dates de deux étapes de la construction sont visibles de l’extérieur (côté rue Pelleport), 1618 et 1641.

L’église initiale possède une nef unique. Elle est surélevée au XVème siècle et sa charpente qui évoque la carène d’un navire est laissée apparente. Quatre chapelles latérales lui sont également accolées. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, elle s’enrichit d’un mobilier exceptionnel, comprenant des retables et des statues.

Pour plus d'informations sur l'église Saint Jean-Baptiste

D'après une étude de Jean Tornamorell et un dessin de Fred Andreuceti
Statue de Saint Jean-Baptiste

A l’intérieur de l’église, en entrant sur la gauche, vue d’une meurtrière de l’ancienne tour de défense, en opposition avec l’aspect extérieur du clocher. Deux autres chapelles sont aménagées en 1838, puis une voûte à faux plafond est réalisée de 1854 à 1857. Elle est démolie entre 1950 et 1960, affin de redonner à l’édifice son aspect primitif. A l’entrée sud du clocher, M. Jean Laffargue a découvert un beau portail gothique du XIVème siècle à trois arcatures, chapiteaux sculptés et colonnettes de marbre. Il est surmonté d’un magnifique Christ du XIIIème siècle, sculpté dans la pierre.

Le visiteur pourra voir également la statue de Saint Jean-Baptiste (XVIIIème siècle, bois doré). Cette statue de Saint Jean-Baptiste, accompagné de l’agneau et appuyé sur son bâton de berger cruciforme, provient du retable aux dimensions inhabituelles qui occupaient le chœur. Ce dernier abritait également deux reliquaires, dont celui de Saint Barthélemy, second patron de la paroisse. Ils sont également conservés dans l’une des chapelles de l’église et reposent sur le plancher d’un grand meuble à volutes, sorte de dais en bois doré. Le dénuement de la nef contraste avec la richesse du mobilier refoulé dans ces chapelles.

Durant sa promenade, le visiteur pourra également voir le retable de Notre Dame des Cinq Plaies (XVIIIème siècle, sculpteur Marc Ferrère, marbre, bois et staff). Ce retable fait partie du mobilier provenant du cloître des Augustins, transféré lors de la Révolution (voir étape 16). Il avait été offert par le baron Marc-François de Lassus, juge de Rivière et subdélégué de l’Intendant d’Auch. Deux colonnes torsadées parcourues de pampre encadrent une Vierge de Pitié. A gauche et à droite de la niche se succèdent les symboles de la Passion, marteau, tenailles, bourse de Judas, calice, glaive, couronne d’épines, jusqu’au coq de Saint-Pierre. Sur le fronton est représenté Jésus au jardin des Oliviers, surmonté du voile de Véronique et du serpent enroulé autour de la croix.

Le promeneur pourra enfin observer une stèle funéraire (XIIIème siècle en pierre). Cette stèle cruciforme retrouvée dans des matériaux de remploi pourrait provenir de l’ancien cimetière (voir étape 11), situé initialement à côté de l’église. Elle correspond à l’une des premières sépultures de la bastide. Très ordinaire, elle est gravée du texte suivant : « Anno Domini MCCC hoc est sepulcrum Dominici periis et Julianne uxoris ejus ». Les datations des inscriptions sur des objets aussi modestes sont rarissimes au XIIIème siècle, du fait notamment de l’illettrisme général. 

Vitrail d'Henri Guérin
Retable
Armoiries de la famille de Lassus

Les vitraux de l'église Saint Jean-Baptiste ont été réalisés par Henri Guérin, peintre verrier. Cet artiste réalisa beaucoup d'oeuvres à travers la France mais aussi à l'étranger comme la Suissse, le Canada, les USA, le Cameroun, la Guinée, la Namibie, le Japon, les Philippines et Israël.

Au-dessus du choeur, on peut observer des vitraux aux armoiries de la famille de Lassus. "D'or, à la bande engrêlée de gueules, accompagnée de deux grenades tigées et feuillées au naturel.". 

La devise : "Dieu de Lassus loge nous la-sus."

Etape 6 : Le boulevard de Lassus

Traverser la place Mercadieu pour arriver sur le boulevard de Lassus. Ce boulevard, belvédère sur les Pyrénées, a été voulu et en grande partie financé par le Baron Bertrand de Lassus. La vue d'ensemble sur les Pyrénées laisse découvrir à gauche, les monts Ariégeois, de face les massifs espagnols, et à droite le majestueux et impérial Pic du Midi de Bigorre.

Etape 7 : La statue du Baron Bertrand de Lassus

La statue en bronze du Baron Bertrand de Lassus, sculpté en 1935 par Montorgue, se trouve au bout du boulevard du même nom. Alpiniste féru d’histoire, le baron Bertrand de Lassus est surtout le constructeur du château de Valmirande (étape n°25). Il est représenté au sommet du pic qu’il vient de gravir, symbolisé par un gros bloc de granit. Il apparaît vêtu du costume pyrénéen avec la large ceinture des montagnards.

Etape 8 : La Chapelle et le Couvent Sainte-Germaine

En face du jardin du boulevard de Lassus, le couvent abrite la Congrégation des soeurs du Saint Nom de Jésus, affiliée à l’ordre dominicain en 1885. Avec le legs du Baron de Lassus de Camon, la municipalité de Montréjeau demande aux sœurs de Toulouse d’établir dans la ville une communauté de sœurs hospitalières capables d’assurer en même temps, l’éducation et l’instruction des enfants. C’est le décret impérial n°1006 en date du 28 décembre 1853, qui suite aux délibérations du conseil municipal, autorise la création de cet établissement. Pendant la première guerre mondiale, l’internat désaffecté depuis 1912 accueillera les blessés du front. Hôpital auxiliaire n°20 ouvert dés le 12 septembre 1914.

Construction du kiosque à musique détruit en 1971 suite à un glissement de terrain
Chapelle du Couvent Sainte-Germaine
Inauguration de la statue du Baron de Lassus en 1935

Prendre la rue Gustave Nadaud qui s'est appelée pendant un temps "rue Pierre Lampué". Né à Montréjeau en 1836, il fut pendant deux ans, entre 1904 et 1905, Président du Conseil Général de la Seine.

Etape 9 : L'ancienne route Royale

La route Royale traversait Montréjeau de part en part. Gaston Fébus y cheminait de temps à autres pour se rendre sur ses terres.

Prendre la rue de l'égalité puis la rue Bertrand Laralde.

Etape 10 : La maison natale de Bertrand Laralde

Né en 1581 à Montréjeau, Bertrand Laralde est un poète gascon qui publia quatre recueils de poésie. Il était l’ami et le protégé du poète toulousain Goudouli, et obtint un prix en 1610 aux Jeux Floraux. Ses poèmes sont aujourd’hui étudiés dans les facultés de lettres de Toulouse et de Montpellier.

Prendre la rue des Arts et emprunter la rue Nationale. S'arrêter derrière l'église, place Lafayette.

Etape 11 : L'ancien cimetière

La place Lafayette a été construite sur l’emplacement de l’ancien cimetière. Au moyen-âge, le clocher de l’église était une tour fortifiée avec meurtrières, la porte Saint-Jean (voir étape n°5). On distingue le long du clocher un bout de rempart, seul vestige des remparts détruits par l’intendant d’Etigny de 1740 à 1745 pour faciliter l’accès à Bagnères-de-Luchon. Le cimetière initial, adossé à la petite église, se situait à partir des arbres. (voir étape n°5)

Passer au niveau de la petite halle, traverser la place Valentin Abeille et emprunter la rue du Parc puis s'arrêter au niveau de la chapelle.

Etape 12 : Le Portanet

La tour du Portanet était la plus petite porte d’entrée de la ville (voir étape n°3). Sur la Place de la Salle, aujourd’hui, Place de Verdun, on distingue une colonne qui aujourd’hui se trouve au milieu du cimetière. Elle a été déplacée pour la construction de la halle aux bestiaux.

Etape 13 : Le Séminaire

Le bâtiment prend le relais de l’établissement de Polignan fermé en 1908, après la séparation de l’Église et de l’État, et abritera le petit Séminaire de Montréjeau de 1929 jusqu’à la fin des années 1970 sur l’initiative du Maréchal Foch. Inauguration du buste du Maréchal Ferdinand Foch le 11 octobre 1932 en présence de Mme la Maréchale, Mme Fournier sa fille, Mgr Saliège Archevêque de Toulouse, des généraux Weygand et Anglade et bien d’autres personnalités (voir photo ci-dessus).

Pour plus d'informations sur l'inauguration du buste du Maréchal Foch

Etape 14 : La Chapelle du Séminaire

La chapelle de l’école de Notre-Dame de Comminges est un sanctuaire, dédié à la Vierge Marie, le plus récent construit dans notre région. Après le déménagement du séminaire de Polignan à l’Hôtel de Lassus en 1929, le séminaire ne dispose pas de chapelle. Il faudra attendre 1934, pour que le général Anglade, ancien élève de cette école, entreprenne la construction de ce lieu de culte avec l’aide du chanoine Lieux. Le bâtiment est construit sur l’ancien cimetière du Monastère des Augustins de Montréjeau et à quelques mètres de l’emplacement de l’ancienne chapelle de ce monastère disparu lors de la Révolution de 1789. En 1962, Henri Guérin peintre verrier, réalise les vitraux (voir n°5 l’Église Saint Jean-Baptiste).

Place Lafayette
La tour du Portanet
Inauguration du buste du Maréchal Foch en 1932 au séminaire

Etape 15 : L'Orangerie de Lassus

L’Orangerie du parc de l’Hôtel de Lassus, inspirée du petit Trianon de Versailles, a été construite par le baron Marie-Marc de Lassus, (1829-1897) conseiller général du canton de Montréjeau de 1868 jusqu’en 1871, année où il est élu député de la Haute-Garonne. Ancien maire de Montréjeau, auteur de nombreuses publications historiques sur le Comminges, il est également le cofondateur de la société savante « Revue du Comminges ».

Etape 16 : L'ancien couvent des Augustins

Durant le XIVème siècle, les Seigneurs d’Espagne-Montespan, coseigneurs de la bastide Montréjeau, fondèrent le couvent des Augustins dont il ne reste plus rien actuellement. Abandonné par les moines pendant la Révolution, il fut clandestinement dévasté et pillé. En 1792, il fut question d’y loger les troupes fixées à Montréjeau pour arrêter les Espagnols, et en 1794, une partie du couvent fut érigée en salpêtrière. Puis il fut délaissé pendant plus d’un siècle. En 1924, il aurait été acheté par un magnat de la presse américaine et reconstruit en 1962 pierre par pierre à Nassau une île des Bahamas. Ce couvent ne dépassait pas un hectare en superficie. Il était cerné par des ravins au nord et à l’est. Il était constitué d’un cloître, d’une église, d’un jardin, et de bâtiments affectés au logement des religieux. Le cloître devait mesurer dans les quatre-vingts mètres de longueur environ.

L'orangerie de Lassus
Autel de Montréjeau provenant du cloître des Augustins exposé au Musée de Cluny à Paris
La Halle aux bestiaux

Etape 17 : La Halle aux bestiaux

Au bout de la rue du Parc, le visiteur trouvera la halle aux bestiaux construite en 1938 par l'architecte Noël Le Maresquier. En verre et béton armé, ce bâtiment fut construit par l'entreprise Guiraudie et Auffeve. 

L’architecte de cette halle octogonale en a conçu les formes de manière à ce qu’elle puisse aussi bien servir au marché aux bovins qu’à toute autre manifestation. Des bâches peuvent occulter et protéger indépendamment les huit côtés du bâtiment qui compte autant de piliers. Ce bâtiment est inscrit aux monuments historiques du XXème siècle depuis le 11 octobre 2004.

Pour plus d'informations sur les Halles de Montréjeau

Etape 18 : Panorama

Derrière la halle, dans le jardin de la Salle, Montréjeau a le privilège et la chance de posséder deux sites panoramiques. Le premier au boulevard de Lassus, vue plein sud sur les Pyrénées, l’autre également sur les Pyrénées coté sud-est depuis le jardin de la salle. Cette vue nous fait découvrir la plaine de Rivière avec la Garonne. Gourdan-Polignan, Huos et son clocher puis Pointis-de-Rivière complètent ce magnifique point de vue.

En sortant du jardin, en direction du centre-ville...

Etape 19 : L'emplacement hypothétique de la Maison de la Salle

Les juges royaux de Rivière y rendaient la justice. Dans le paréage de la ville, nous apprenons que le Roi implanta un juge ordinaire dans la bastide. La jugerie de Rivière dont le siège le plus important se tenait à Montréjeau est avérée dès 1280. L’activité de la jugerie dépassait la dimension judiciaire puisqu’elle servait en fait de véritable relais à l’administration royale, en particulier pour la transmission des informations et des décisions en provenance de Toulouse ou de Paris. Les juges de Rivière avaient énormément de pouvoir dans la bastide et permettaient à la royauté un contrôle plus sûr de la ville. A cet emplacement devait se tenir la potence pour les criminels condamnés à être pendus.

Prendre rue du Barry, au niveau de la rue des fossés.

Etape 20 : Emplacement assuré du fossé

Emplacement porte de l'horloge (voir étape 3).

Continuer sur 30 mètres, entrer par le porche en pierre.

Etape 21 : L'Hôtel de Lassus

Construit en 1760 par Marc-François de Lassus Camon, seigneur de Labarthe et Camon, dit « le Grand Lassus » (1692-1780), contrôleur général des Marbres du Roi, subdélégué de la généralité d'Auch. En pierre de Gourdan et maçonnerie en moellon et galet, l'Hôtel de Lassus est l’ancien château de la famille du même nom, qui l’abandonne pour Valmirande (voir étape 25) au début du XXème siècle. L’accès se fait par un portail monumental sur la rue du Barry surmonté des armoiries des anciens propriétaires et par une large ouverture sur la rue du Parc. 

Ce clocheton du XVIIème siècle en ardoise et en plomb, appelé la « loggia » est construit entre deux chiens assis, au centre de la toiture de la façade principale de l’Hôtel de Lassus, au même niveau que le sommet de l’église Saint Jean-Baptiste. Restauré récemment, il possède une petite terrasse protégée par un grand corps métallique. Un matériau rarement utilisé, le plomb, compose la plus grande partie de cet ouvrage très lourd puisque le poids est évalué à près de 5 tonnes. Cet Hôtel particulier est la propriété de la commune de Montréjeau depuis 1988, il abrite actuellement les services publics comme la Poste ou les services des recettes des Finances Publiques ainsi que des antennes de la nouvelle communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges tel que l’Office du Tourisme. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 17 novembre 2005. 

L'Hôtel de Lassus
Le tombeau du Christ
Le pont sur la Garonne

Pour les plus curieux

En direction du lac.

Etape 22 : Le Pont de Sarrieu

Le Pont de Sarrieur, en métal, construit en 1878, a été construit par Gustave Eiffel. Ce pont remplace une première construction datant de 1863, emportée par la grande crue de 1875 qui ouvrit une brèche de 30 mètres dans la voie. Un attentat le met provisoirement hors d’usage, le 16 août 1944. Composé d’une ossature à treillis liant les arches et tablier, il permet le passage de la ligne de chemin de fer. 

Prendre la rue de l'égalité, se rendre au cimetière, dans l'allée centrale.

Etape 23 : Le tombeau du Christ

Dans l’allée centrale du cimetière, juste avant la colonne centrale, vous pouvez voir sur votre gauche une copie exacte, en modèle réduit, du cénotaphe, érigé en 1810, qui recouvre le tombeau du Christ à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le cénotaphe de Montréjeau fut érigé en 1908 lors du décès de Madame Mèo née Baqué, fille d’un bijoutier horloger de la cité. Monsieur Mèo, juif converti, né à Jérusalem, devenu veuf et sans enfant, souhaita inhumer son épouse très regrettée à Montréjeau dans un sépulcre identique à celui du Christ à Jérusalem. Après son passage dans les Pyrénées, il retourna dans la ville Sainte. »

En direction de Gourdan-Polignan.

Etape 24 : Le pont sur la Garonne

Louis XVIII entreprit la construction du pont de pierre, à sa mort, son frère Charles X achèvera l’ouvrage. Après une succession d’inondations toutes aussi désastreuses les unes que les autres, sa construction était nécessaire pour remplacer le pont de bois trop souvent emporté. Il sera ouvert à la circulation en 1825. Inscrit aux Monuments Historiques depuis le 21 décembre 1984.

Pour plus d'informations sur le pont de pierre sur la Garonne

En voiture

En direction de Tarbes.

Etape 25 : Château de Valmirande

Ce château, inspiré du château de Chambord, est créé à la demande de Bertrand de Lassus (1868-1909) ; ce dernier posa la première pierre le 16 octobre 1893. Le 3 novembre 1899, son Éminence le Cardinal Mathieu, archevêque de Toulouse, procéda à la bénédiction générale du château habité des le mois d’avril de cette année. Monseigneur Germain, archevêque de Toulouse inaugura la chapelle et consacra l’autel le 25 mars 1905. La variété est privilégiée pour sa façade, plutôt que la symétrie. A l’intérieur, les pièces sont en enfilade et le décor a été particulièrement soigné par l’architecte Louis Garros. Le sol est par endroits, recouvert de mosaïques, les murs sont ornés et les boiseries sculptées. Le domaine abrite une chapelle d’inspiration gothique, une conciergerie, des dépendances habitées par un régisseur, un mécanicien, un cocher et un jardinier, ainsi que des communs comprenant notamment une forge, une salle des machines, une sellerie et un château d’eau. Parc (1893, Paysagiste : Bühler). Le château est situé sur un versant. La conception du jardin nécessite d’importants travaux de terrassement. Un plan d’eau est creusé dans une zone de sources. Une grotte est aménagée et des vestiges provenant du cloître des Augustins (voir étape n°16) sont disséminés sur la propriété qui possède également un kiosque rustique. Le Château et le parc sont classés aux Monuments Historiques depuis le 14 décembre 1992.

Visites guidées et payantes du 14 juillet au 14 août inclus à 16h, et du 16 aout à fin septembre uniquement le jeudi à 16h. Toute l'année, les visites sont possibles sur rendez-vous pour les groupes à partir de 10 personnes, les particuliers peuvent se joindre aux groupes, se renseigner à l’office du tourisme de Montréjeau, Hôtel de Lassus, 6 rue du Barry 31210 Montréjeau Tél : 05 62 00 79 55. Ouverture pour les Journées du Patrimoine le troisième week-end du mois de septembre.

Renseignements : Yvonne Corrégé au 06 21 05 40 16.

Visite guidée de la Ville de Montréjeau